Il faut critiquer l’islam, surtout dans les pays islamiques.
C’est un acte utile pour ceux qui vivent dans ces pays.
Sous l’islam, ni la démocratie, ni les droits de l’homme, ni les droits des femmes, ni la liberté d’expression ne peuvent survivre.
Ce dont les pays islamiques ont le plus besoin, c’est d’introduire la laïcité, d’abolir d’urgence les lois islamiques pour sauver les femmes.
Sous l’islam, les femmes sont juste considérées comme des esclaves et des objets sexuels, aucune ne peut obtenir le droit de vivre comme un être humain.
Si vous voulez réellement du bien aux pays islamiques, vous devez combattre l’islam.
Certains Occidentaux font l’apologie de l’islam, expriment leur sympathie envers lui et soutiennent les fondamentalistes islamiques au nom du libéralisme.
Ils soutiennent même l’oppression islamique contre les femmes au nom du multi-culturalisme. Ce sont eux les véritables ennemis des pays islamiques.
En réalité, il n’y a aucune différence entre l’islam et le fondamentalisme islamique. Les fondamentalistes appliquent le véritable islam.
Les pays islamiques qui utilisent l’islam comme force motrice vont prendre un retard définitif par rapport à l’histoire moderne.
On entend beaucoup parler de conflit entre l’Occident et l’Islam. Je ne suis pas de cet avis. En réalité, il y a un conflit entre laïcité et fondamentalisme, entre modernité et antimodernisme, entre innovation et tradition, entre esprit logique rationnel et foi aveugle irrationnelle, entre passé et futur. Il y a conflit entre ceux qui aiment la liberté et ceux qui ne l’aiment pas.
Je m’étonne qu’il n’y ait personne dans mon pays pour dire : « Je hais vos idées, mais je me ferais tuer pour que vous ayez le droit de les exprimer. » Je n’ose rêver d’un Voltaire dans mon pays, mais au moins une petite phrase de quelqu’un, aussi modeste soit-il, ce serait déjà si exceptionnel ! Il faut y voir un des signes montrant bien que l’islamisation a déjà fait taire ou bloqué tous les esprits.
LE NOUVEL OBSERVATEUR
Semaine du jeudi 19 septembre 2002 - n°1976 - Les débats de l'Obs
