Traité européen : contre la double haute trahison, manifestez le 4 février.
Tous unis pour la démocratie !
Le 13 décembre 2007, nos "représentants" non représentatifs, ont commis une double haute trahison :
- par le traité de Lisbonne, instituant l'Union Européenne comme une nouvelle personne juridique, avec une organisation oligarchique. LA DEMOCRATIE est RENVERSEE en EUROPE !
- par la résolution contre l'"extremisme", la critique de l'islam est interdite de facto en Europe : en cela LA CHARIA EST INSTAUREE en EUROPE !
Attac appelle à manifester le 4 février contre la ratification du traité de Lisbonne.
http://www.tousaversaillesle4fevrier2008.fr/post/2007/12/18/first
UE Résolution anti-extremisme mais pro-charia !
La résolution scélérate de l’UE
La résolution prise par l’UE contre l’ « extrémisme » apparait à première lecture comme bonne, mais en réalité, elle a le défaut de ne pas distinguer parmi les religions entre celles qui sont également des fascismes, et celles qui sont de simples spiritualités.
Le texte entier est rédigé comme si aucune religion ne pouvait être en elle même une doctrine fasciste, une doctrune relevant de l’extrémisme. Or cet axiome de départ est faux.
La résolution prise par l’UE se fait un instrument au service des militants de ces religions « extrêmes » en permettant d’accuser ceux qui les critiquent, pour le simple fait qu’ils critiquent une « religion », quand bien même c’est précisément le fascisme qu’ils critiqueraient dans ces religions.
Lorsqu’elle parle de lutte contre le rejet au motif religieux, l’UE aurait du distinguer parmi les religions celles dont les textes fondamentaux contiennent des incitations à la haine et des appels au meurtre.
Lorsqu’elle parle d’interdire des discours extrémistes, l’UE aurait inclure parmi eux ceux tenus dans le cadre de religions elles mêmes intrinsèquement fascistes.
Lorsqu’elle parle de soutenir les groupes qui défendent les droits humains, l’UE devraient inclure les groupes qui critiquent les religions intrinsèquements fascistes et les atteintes aux droits humains fondamentaux commises en leur nom par leurs adeptes.
L’UE cite parmi les extrémismes les « néo-nazis », « néo-fascismes », et le « fondamentalisme islamiste ».
En distinguant « le fondamentalisme islamiste », elle indique clairement sa volonté de faire limiter la critique de l’islam à celle d’un « fondamentalisme » qui en serait distinct d’après elle, alors que les textes du coran et des hadiths eux-mêmes contiennent un ensemble d’ordre et de prescription cohérents et indivisibles, constitutifs d’une idéologie fasciste, des textes incitants à la haine et au meurtre des non-musulmans.
En réalité, l’islam en lui-même, et non pas seulement une version « fondamentaliste » de l’islam, est une doctrine « extrémiste » fasciste caractéristique, prônant la supériorité des musulmans sur les autres humains et leur droit de dominer, conquérir ou exterminer le reste de l’humanité.
La volonté de l’UE de cacher les crimes commis en Europe au nom de l’islam est flagrante dans la liste des violences citées par cette résolution. Elle ne mentionne que les actes des néo-nazis contre les Roms, sans abri, homosexuels, militants anti-racistes, et les attentats islamistes.
Elle ne fait AUCUNE mention des violences mysogines, antisémites, anti-homos, anti-militants des droits de l’homme, commis au nom de l’islam, au nom des textes du coran et des hadiths.
En vérité, par cette résolution, l’UE institue la charia qui interdit la critique de l’islam et met en application immédiatement cette interdiction, en occultant les violences commises en Europe au nom des prescriptions directes de l’islam lui même.
http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?pubRef=-//EP//TEXT+TA+20071213+ITEMS+DOC+XML+V0//FR&language=FR#sdocta8
Le Parlement européen ,
— vu ses résolutions antérieures sur le racisme, la xénophobie et l'extrémisme et, plus particulièrement, celle du 20 février 1997 sur le racisme, la xénophobie et l'extrême-droite(1) et celle du 15 juin 2006 sur la montée des violences racistes et homophobes en Europe(2) , et sa position du 29 novembre 2007 sur la proposition de décision-cadre du Conseil sur la lutte contre certaines formes et manifestations de racisme et de xénophobie au moyen du droit pénal(3) , — vu sa résolution du 27 janvier 2005 sur le souvenir de l'Holocauste, l'antisémitisme et le racisme(4) , — vu les articles 6, 7 et 29 du traité UE et l'article 13 du traité CE, qui font obligation à l'Union européenne et à ses États membres de défendre les droits de l'homme et les libertés fondamentales et qui lui offrent des moyens de lutte contre le racisme, la xénophobie et les discriminations au niveau européen, la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne (Charte des droits fondamentaux) et le règlement (CE) n° 168/2007 du Conseil du 15 février 2007 portant création d'une Agence des droits fondamentaux de l'Union européenne(5) (Agence des droits fondamentaux), — vu les instruments internationaux en matière de droits de l'homme qui proscrivent toute discrimination fondée sur l'origine raciale ou ethnique, et notamment la Convention internationale sur l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale et la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales (CEDH), toutes deux signées par l'ensemble des États membres ainsi que par un grand nombre d'autres pays, — vu les mesures prises par l'Union européenne pour lutter lutte contre le racisme, la xénophobie, l'antisémitisme et l'homophobie, et en particulier les deux directives contre la discrimination (directive 2000/43/CE relative à la mise en œuvre du principe de l'égalité de traitement entre les personnes sans distinction de race ou d'origine ethnique(6) et directive 2000/78/CE portant création d'un cadre général en faveur de l'égalité de traitement en matière d'emploi et de travail(7) ), ainsi que la décision-cadre précitée concernant la lutte contre le racisme et la xénophobie, — vu la résolution 1344 (29 septembre 2003) de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe sur la menace des partis et mouvements extrémistes pour la démocratie en Europe, — vu le rapport sur le racisme et la xénophobie dans les États membres de l'UE, publié par l'Agence des droits fondamentaux en 2007, — vu le document de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) sur les incidents motivés par la haine dans la région de l'OSCE et les réponses à ce problème, d'octobre 2006, — vu l'article 103, paragraphe 4, de son règlement,
A. considérant que sa préoccupation est grande face à la résurgence, en Europe, de mouvements extrémistes, de groupements paramilitaires et de partis, dont certains assument même des responsabilités gouvernementales, qui édifient leur idéologie, leur discours politique, leur action et leur comportement sur la discrimination, notamment par le racisme, l'intolérance, le fanatisme religieux, l'exclusion, la xénophobie, l'antisémitisme, le racisme anti-Rom, l'homophobie, la misogynie et l'ultranationalisme; considérant que plusieurs pays européens ont récemment été le théâtre d'événements violents et de meurtres motivés par la haine,
B. gravement alarmé par la campagne de recrutement et de violente propagande du fondamentalisme islamiste, ponctuée d'attentats terroristes au cœur de l'Union européenne, qui se fonde sur la haine des valeurs européennes et sur l'antisémitisme,
C. considérant que ces idéologies extrémistes sont incompatibles avec les principes de liberté, de démocratie, de respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'État de droit au sens de l'article 6 du traité UE, qui traduisent les valeurs de diversité et d'égalité sur lesquelles se fonde l'Union européenne,
D. considérant qu'aucun État membre n'est à l'abri des menaces pour la démocratie, inhérentes à l'extrémisme, et que, de ce fait, la lutte contre les comportements xénophobes et les mouvements politiques extrémistes constitue un défi à l'échelon européen, qui demande une réponse conjointe et coordonnée,
E. considérant que certains partis et mouvements politiques, dont certains sont au pouvoir dans plusieurs pays ou représentés au niveau local, national ou européen, ont délibérément placé au cœur de leur programme la violence ou l'intolérance fondée sur la race, l'origine ethnique, la nationalité, la religion ou l'orientation sexuelle,
F. considérant que les extrémismes néonazi, paramilitaire, ou autres, dirigent leurs attaques violentes contre de multiples groupes vulnérables, notamment les migrants, les Rom, les homosexuels, les militants antiracistes et les sans-abri, G. considérant que l'existence sur l'internet de sites publics incitant à la haine, aisément accessibles, suscite de graves préoccupations quant à la manière de faire face à ce problème sans violer le principe de la liberté d'expression,
1. condamne vigoureusement tout acte raciste et de haine, invite l'ensemble des autorités à mettre tout en œuvre pour en punir les responsables et exprime sa solidarité avec toutes les victimes de telles attaques et leur famille;
2. souligne que la lutte contre l'extrémisme ne doit pas être menée au détriment de l'obligation permanente de respecter les droits fondamentaux et les principes juridiques fondamentaux, notamment la liberté d'expression et d'association, conformément à l'article 6 du traité UE;
3. déplore que certains partis modérés aient jugé bon de donner crédit et respectabilité à des partis extrémistes en les associant à des accords de coalition, sacrifiant ainsi, par un opportunisme à courte-vue, leur intégrité morale à un profit politique immédiat,
4. note que le nombre croissant d'organisations extrémistes, qui comportent souvent des éléments néo-fascistes, tend à exacerber au sein de la société des peurs susceptibles à leur tour de déclencher des manifestations de racisme dans un grand nombre de domaines, notamment l'emploi, le logement, l'éducation, la santé, le maintien de l'ordre, l'accès aux biens et aux services et les médias;
5. invite instamment la Commission et le Conseil à se placer en première ligne dans la recherche de réponses politiques et juridiques appropriées, en particulier au stade de la prévention, notamment par l'éducation des jeunes et l'information du public, l'enseignement anti-totalitaire et la diffusion des principes des droits de l'homme et des libertés fondamentales, afin de garder vivante la mémoire de l'histoire européenne; demande aux États membres d'élaborer des politiques d'éducation à la citoyenneté démocratique fondées sur les droits et les responsabilités des citoyens;
6. insiste pour que la Commission veille à la pleine application de la législation existante qui vise à interdire toute incitation à la violence politique ou religieuse, au racisme et à la xénophobie; invite les États membres à veiller à la stricte mise en œuvre et à l'amélioration constante des lois antiracistes, des campagnes d'information et de sensibilisation dans les médias et les établissements scolaires;
7. invite instamment toutes les forces politiques démocratiques, indépendamment de leur idéologie, à se garder de tout soutien aux partis extrémistes à caractère raciste ou xénophobe, qu'il soit avoué ou reste implicite, et donc aussi de toute alliance, quelle qu'elle soit, avec leurs élus;
8. avertit, dans la perspective des élections européennes de 2009, du risque que des partis extrémistes obtiennent une représentation au Parlement européen; demande aux groupes politiques de prendre les mesures appropriées afin d'éviter qu'une institution démocratique ne serve de tribune pour financer et relayer des messages antidémocratiques;
9. invite les institutions de l'Union à charger clairement l'Agence des droits fondamentaux d'enquêter sur les structures des groupes extrémistes pour déterminer si ceux-ci coordonnent leurs actions dans l'ensemble de l'Union ou au niveau régional;
10. réaffirme sa conviction que les personnalités publiques devraient s'abstenir de faire des déclarations qui encouragent ou incitent à la haine ou à la stigmatisation de certains groupes en fonction de leur race, leur origine ethnique, leur religion, leur handicap, leur orientation sexuelle ou leur nationalité; estime qu'il convient de considérer comme une circonstance aggravante le fait que de tels propos haineux soient tenus par des personnalités publiques; réprouve en particulier l'inquiétante prévalence de l'antisémitisme;
11. invite les médias à éclairer le public sur les risques d'un discours de haine et à contribuer à la promotion des principes et des valeurs de démocratie, d'égalité et de tolérance;
12. demande à tous les États membres de veiller, au moins, à ce qu'il soit possible par une décision de justice de supprimer le financement public des partis politiques qui ne condamnent ni la violence ni le terrorisme et ne respectent pas les droits de l'homme, les libertés fondamentales, la démocratie et l'état de droit, tels qu'ils sont énoncés dans la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et la Charte des droits fondamentaux, et invite les États, dès lors que cette possibilité existe, à y recourir sans délai; invite également la Commission à faire en sorte qu'aucun financement communautaire ne soit accordé aux médias utilisés comme tribune pour promouvoir à grande échelle des idées racistes, xénophobes ou homophobes;
13. invite la Commission à soutenir les organisations non gouvernementales et les organisations de la société civile qui promeuvent les valeurs démocratiques, la dignité de la personne humaine, la solidarité, l'intégration sociale, le dialogue interculturel et la conscience sociale, en tant qu'instruments de lutte contre la radicalisation et la violence extrémiste, et qui se vouent à la lutte contre toutes les formes de discrimination;
14. charge son Président de transmettre la présente résolution au Conseil et à la Commission, ainsi qu'aux gouvernements des États membres et au Conseil de l'Europe.
La résolution prise par l’UE contre l’ « extrémisme » apparait à première lecture comme bonne, mais en réalité, elle a le défaut de ne pas distinguer parmi les religions entre celles qui sont également des fascismes, et celles qui sont de simples spiritualités.
Le texte entier est rédigé comme si aucune religion ne pouvait être en elle même une doctrine fasciste, une doctrune relevant de l’extrémisme. Or cet axiome de départ est faux.
La résolution prise par l’UE se fait un instrument au service des militants de ces religions « extrêmes » en permettant d’accuser ceux qui les critiquent, pour le simple fait qu’ils critiquent une « religion », quand bien même c’est précisément le fascisme qu’ils critiqueraient dans ces religions.
Lorsqu’elle parle de lutte contre le rejet au motif religieux, l’UE aurait du distinguer parmi les religions celles dont les textes fondamentaux contiennent des incitations à la haine et des appels au meurtre.
Lorsqu’elle parle d’interdire des discours extrémistes, l’UE aurait inclure parmi eux ceux tenus dans le cadre de religions elles mêmes intrinsèquement fascistes.
Lorsqu’elle parle de soutenir les groupes qui défendent les droits humains, l’UE devraient inclure les groupes qui critiquent les religions intrinsèquements fascistes et les atteintes aux droits humains fondamentaux commises en leur nom par leurs adeptes.
L’UE cite parmi les extrémismes les « néo-nazis », « néo-fascismes », et le « fondamentalisme islamiste ».
En distinguant « le fondamentalisme islamiste », elle indique clairement sa volonté de faire limiter la critique de l’islam à celle d’un « fondamentalisme » qui en serait distinct d’après elle, alors que les textes du coran et des hadiths eux-mêmes contiennent un ensemble d’ordre et de prescription cohérents et indivisibles, constitutifs d’une idéologie fasciste, des textes incitants à la haine et au meurtre des non-musulmans.
En réalité, l’islam en lui-même, et non pas seulement une version « fondamentaliste » de l’islam, est une doctrine « extrémiste » fasciste caractéristique, prônant la supériorité des musulmans sur les autres humains et leur droit de dominer, conquérir ou exterminer le reste de l’humanité.
La volonté de l’UE de cacher les crimes commis en Europe au nom de l’islam est flagrante dans la liste des violences citées par cette résolution. Elle ne mentionne que les actes des néo-nazis contre les Roms, sans abri, homosexuels, militants anti-racistes, et les attentats islamistes.
Elle ne fait AUCUNE mention des violences mysogines, antisémites, anti-homos, anti-militants des droits de l’homme, commis au nom de l’islam, au nom des textes du coran et des hadiths.
En vérité, par cette résolution, l’UE institue la charia qui interdit la critique de l’islam et met en application immédiatement cette interdiction, en occultant les violences commises en Europe au nom des prescriptions directes de l’islam lui même.
http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?pubRef=-//EP//TEXT+TA+20071213+ITEMS+DOC+XML+V0//FR&language=FR#sdocta8
Le Parlement européen ,
— vu ses résolutions antérieures sur le racisme, la xénophobie et l'extrémisme et, plus particulièrement, celle du 20 février 1997 sur le racisme, la xénophobie et l'extrême-droite(1) et celle du 15 juin 2006 sur la montée des violences racistes et homophobes en Europe(2) , et sa position du 29 novembre 2007 sur la proposition de décision-cadre du Conseil sur la lutte contre certaines formes et manifestations de racisme et de xénophobie au moyen du droit pénal(3) , — vu sa résolution du 27 janvier 2005 sur le souvenir de l'Holocauste, l'antisémitisme et le racisme(4) , — vu les articles 6, 7 et 29 du traité UE et l'article 13 du traité CE, qui font obligation à l'Union européenne et à ses États membres de défendre les droits de l'homme et les libertés fondamentales et qui lui offrent des moyens de lutte contre le racisme, la xénophobie et les discriminations au niveau européen, la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne (Charte des droits fondamentaux) et le règlement (CE) n° 168/2007 du Conseil du 15 février 2007 portant création d'une Agence des droits fondamentaux de l'Union européenne(5) (Agence des droits fondamentaux), — vu les instruments internationaux en matière de droits de l'homme qui proscrivent toute discrimination fondée sur l'origine raciale ou ethnique, et notamment la Convention internationale sur l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale et la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales (CEDH), toutes deux signées par l'ensemble des États membres ainsi que par un grand nombre d'autres pays, — vu les mesures prises par l'Union européenne pour lutter lutte contre le racisme, la xénophobie, l'antisémitisme et l'homophobie, et en particulier les deux directives contre la discrimination (directive 2000/43/CE relative à la mise en œuvre du principe de l'égalité de traitement entre les personnes sans distinction de race ou d'origine ethnique(6) et directive 2000/78/CE portant création d'un cadre général en faveur de l'égalité de traitement en matière d'emploi et de travail(7) ), ainsi que la décision-cadre précitée concernant la lutte contre le racisme et la xénophobie, — vu la résolution 1344 (29 septembre 2003) de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe sur la menace des partis et mouvements extrémistes pour la démocratie en Europe, — vu le rapport sur le racisme et la xénophobie dans les États membres de l'UE, publié par l'Agence des droits fondamentaux en 2007, — vu le document de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) sur les incidents motivés par la haine dans la région de l'OSCE et les réponses à ce problème, d'octobre 2006, — vu l'article 103, paragraphe 4, de son règlement,
A. considérant que sa préoccupation est grande face à la résurgence, en Europe, de mouvements extrémistes, de groupements paramilitaires et de partis, dont certains assument même des responsabilités gouvernementales, qui édifient leur idéologie, leur discours politique, leur action et leur comportement sur la discrimination, notamment par le racisme, l'intolérance, le fanatisme religieux, l'exclusion, la xénophobie, l'antisémitisme, le racisme anti-Rom, l'homophobie, la misogynie et l'ultranationalisme; considérant que plusieurs pays européens ont récemment été le théâtre d'événements violents et de meurtres motivés par la haine,
B. gravement alarmé par la campagne de recrutement et de violente propagande du fondamentalisme islamiste, ponctuée d'attentats terroristes au cœur de l'Union européenne, qui se fonde sur la haine des valeurs européennes et sur l'antisémitisme,
C. considérant que ces idéologies extrémistes sont incompatibles avec les principes de liberté, de démocratie, de respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'État de droit au sens de l'article 6 du traité UE, qui traduisent les valeurs de diversité et d'égalité sur lesquelles se fonde l'Union européenne,
D. considérant qu'aucun État membre n'est à l'abri des menaces pour la démocratie, inhérentes à l'extrémisme, et que, de ce fait, la lutte contre les comportements xénophobes et les mouvements politiques extrémistes constitue un défi à l'échelon européen, qui demande une réponse conjointe et coordonnée,
E. considérant que certains partis et mouvements politiques, dont certains sont au pouvoir dans plusieurs pays ou représentés au niveau local, national ou européen, ont délibérément placé au cœur de leur programme la violence ou l'intolérance fondée sur la race, l'origine ethnique, la nationalité, la religion ou l'orientation sexuelle,
F. considérant que les extrémismes néonazi, paramilitaire, ou autres, dirigent leurs attaques violentes contre de multiples groupes vulnérables, notamment les migrants, les Rom, les homosexuels, les militants antiracistes et les sans-abri, G. considérant que l'existence sur l'internet de sites publics incitant à la haine, aisément accessibles, suscite de graves préoccupations quant à la manière de faire face à ce problème sans violer le principe de la liberté d'expression,
1. condamne vigoureusement tout acte raciste et de haine, invite l'ensemble des autorités à mettre tout en œuvre pour en punir les responsables et exprime sa solidarité avec toutes les victimes de telles attaques et leur famille;
2. souligne que la lutte contre l'extrémisme ne doit pas être menée au détriment de l'obligation permanente de respecter les droits fondamentaux et les principes juridiques fondamentaux, notamment la liberté d'expression et d'association, conformément à l'article 6 du traité UE;
3. déplore que certains partis modérés aient jugé bon de donner crédit et respectabilité à des partis extrémistes en les associant à des accords de coalition, sacrifiant ainsi, par un opportunisme à courte-vue, leur intégrité morale à un profit politique immédiat,
4. note que le nombre croissant d'organisations extrémistes, qui comportent souvent des éléments néo-fascistes, tend à exacerber au sein de la société des peurs susceptibles à leur tour de déclencher des manifestations de racisme dans un grand nombre de domaines, notamment l'emploi, le logement, l'éducation, la santé, le maintien de l'ordre, l'accès aux biens et aux services et les médias;
5. invite instamment la Commission et le Conseil à se placer en première ligne dans la recherche de réponses politiques et juridiques appropriées, en particulier au stade de la prévention, notamment par l'éducation des jeunes et l'information du public, l'enseignement anti-totalitaire et la diffusion des principes des droits de l'homme et des libertés fondamentales, afin de garder vivante la mémoire de l'histoire européenne; demande aux États membres d'élaborer des politiques d'éducation à la citoyenneté démocratique fondées sur les droits et les responsabilités des citoyens;
6. insiste pour que la Commission veille à la pleine application de la législation existante qui vise à interdire toute incitation à la violence politique ou religieuse, au racisme et à la xénophobie; invite les États membres à veiller à la stricte mise en œuvre et à l'amélioration constante des lois antiracistes, des campagnes d'information et de sensibilisation dans les médias et les établissements scolaires;
7. invite instamment toutes les forces politiques démocratiques, indépendamment de leur idéologie, à se garder de tout soutien aux partis extrémistes à caractère raciste ou xénophobe, qu'il soit avoué ou reste implicite, et donc aussi de toute alliance, quelle qu'elle soit, avec leurs élus;
8. avertit, dans la perspective des élections européennes de 2009, du risque que des partis extrémistes obtiennent une représentation au Parlement européen; demande aux groupes politiques de prendre les mesures appropriées afin d'éviter qu'une institution démocratique ne serve de tribune pour financer et relayer des messages antidémocratiques;
9. invite les institutions de l'Union à charger clairement l'Agence des droits fondamentaux d'enquêter sur les structures des groupes extrémistes pour déterminer si ceux-ci coordonnent leurs actions dans l'ensemble de l'Union ou au niveau régional;
10. réaffirme sa conviction que les personnalités publiques devraient s'abstenir de faire des déclarations qui encouragent ou incitent à la haine ou à la stigmatisation de certains groupes en fonction de leur race, leur origine ethnique, leur religion, leur handicap, leur orientation sexuelle ou leur nationalité; estime qu'il convient de considérer comme une circonstance aggravante le fait que de tels propos haineux soient tenus par des personnalités publiques; réprouve en particulier l'inquiétante prévalence de l'antisémitisme;
11. invite les médias à éclairer le public sur les risques d'un discours de haine et à contribuer à la promotion des principes et des valeurs de démocratie, d'égalité et de tolérance;
12. demande à tous les États membres de veiller, au moins, à ce qu'il soit possible par une décision de justice de supprimer le financement public des partis politiques qui ne condamnent ni la violence ni le terrorisme et ne respectent pas les droits de l'homme, les libertés fondamentales, la démocratie et l'état de droit, tels qu'ils sont énoncés dans la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et la Charte des droits fondamentaux, et invite les États, dès lors que cette possibilité existe, à y recourir sans délai; invite également la Commission à faire en sorte qu'aucun financement communautaire ne soit accordé aux médias utilisés comme tribune pour promouvoir à grande échelle des idées racistes, xénophobes ou homophobes;
13. invite la Commission à soutenir les organisations non gouvernementales et les organisations de la société civile qui promeuvent les valeurs démocratiques, la dignité de la personne humaine, la solidarité, l'intégration sociale, le dialogue interculturel et la conscience sociale, en tant qu'instruments de lutte contre la radicalisation et la violence extrémiste, et qui se vouent à la lutte contre toutes les formes de discrimination;
14. charge son Président de transmettre la présente résolution au Conseil et à la Commission, ainsi qu'aux gouvernements des États membres et au Conseil de l'Europe.
Emission radio avec R.Brague, A-M.Delcambre
Radio Courtoisie (www.radiocourtoisie.net)
Le Libre Journal de Jean Sévillia
www.jeansevillia.com
Vendredi 4 janvier 2008
(Rediffusion samedi 5 janvier de 2 h à 5 h, et de 7 h 30 à 10 h 30)
Occident-Islam : respect ou confrontation ?
Rémi Brague
Philosophe, professeur à l’université Paris-I (Panthéon Sorbonne) et à l’université de Munich
Anne-Marie Delcambre
Islamologue, professeur d’arabe
Vient de paraître :
François Jourdan, Dieu des chrétiens, Dieu des musulmans, préface de Rémi Brague, L’Œuvre éditions, janvier 2008
Anne-Marie Delcambre, Soufi ou mufti ? Quel avenir pour l’islam ?, Desclée de Brouwer, novembre 2007
Le Libre Journal de Jean Sévillia
www.jeansevillia.com
Vendredi 4 janvier 2008
(Rediffusion samedi 5 janvier de 2 h à 5 h, et de 7 h 30 à 10 h 30)
Occident-Islam : respect ou confrontation ?
Rémi Brague
Philosophe, professeur à l’université Paris-I (Panthéon Sorbonne) et à l’université de Munich
Anne-Marie Delcambre
Islamologue, professeur d’arabe
Vient de paraître :
François Jourdan, Dieu des chrétiens, Dieu des musulmans, préface de Rémi Brague, L’Œuvre éditions, janvier 2008
Anne-Marie Delcambre, Soufi ou mufti ? Quel avenir pour l’islam ?, Desclée de Brouwer, novembre 2007
L'effet de l'islam sur les mentalités
Il est navrant qu'une population tombe dans les opinions qui apparaissent ici, triste et navrant.
"Les marocains" sont des gens aussi chaleureux et avides de vivre et d'être heureux, que "nous", mais voilà à quelles opinions rétrogrades, répressives, agressives, les mène l'enseignement de l'islam.
Si les gays sont agressés par des jeunes d'origine marocaine en Hollande ( voir article ci dessous), par exemple, ce n'est pas par hasard, ce n'est pas à cause des "gènes" de ces jeunes, c'est à cause d'une mentalité influencée par l'enseignement islamique.
Sondage du magazine hebdomadaire marocain francophone " Tel Quel" :
« La vérité sur les convictions religieuses des marocains » (Telquel n°301)
décembre 2007
57% désapprouvent la mixité sur les plages
83% approuvent le port du voile
40% refusent toute interaction entre juifs marocains et musulmans marocains
44% sont favorables à la polygamie
61% n’acceptent pas la cohabitation entre croyants et non croyants
75% refusent qu’un musulman change de religion
49,8% des 18-24 ans se définissent d'abord par leur identité musulmane, l'identité marocaine venant au second plan.
66% pensent que dans l’islam il y a une solution à tout (médecine, science, économie, politique, technologie)
21% des jeunes approuvent les mouvements djihadistes, 17,6 pour la population totale.
La question initiale est "êtes vous d'accords avec les mouvements jihadistes?" : 17,6% de oui, 32,2% "ne sait pas", 20,8% de "sans opinion".
"Les marocains" sont des gens aussi chaleureux et avides de vivre et d'être heureux, que "nous", mais voilà à quelles opinions rétrogrades, répressives, agressives, les mène l'enseignement de l'islam.
Si les gays sont agressés par des jeunes d'origine marocaine en Hollande ( voir article ci dessous), par exemple, ce n'est pas par hasard, ce n'est pas à cause des "gènes" de ces jeunes, c'est à cause d'une mentalité influencée par l'enseignement islamique.
Sondage du magazine hebdomadaire marocain francophone " Tel Quel" :
« La vérité sur les convictions religieuses des marocains » (Telquel n°301)
décembre 2007
57% désapprouvent la mixité sur les plages
83% approuvent le port du voile
40% refusent toute interaction entre juifs marocains et musulmans marocains
44% sont favorables à la polygamie
61% n’acceptent pas la cohabitation entre croyants et non croyants
75% refusent qu’un musulman change de religion
49,8% des 18-24 ans se définissent d'abord par leur identité musulmane, l'identité marocaine venant au second plan.
66% pensent que dans l’islam il y a une solution à tout (médecine, science, économie, politique, technologie)
21% des jeunes approuvent les mouvements djihadistes, 17,6 pour la population totale.
La question initiale est "êtes vous d'accords avec les mouvements jihadistes?" : 17,6% de oui, 32,2% "ne sait pas", 20,8% de "sans opinion".
Livre : " L'action psychologique dans le coran" D. & M-T. Urvoy

L’Action psychologique dans le Coran
de Dominique et Marie-Thérèse Urvoy
Editeur : Le Cerf
http://www.evene.fr/livres/livre/dominique-et-marie-therese-urvoy-l-action-psychologique-dans-le--27817.php
Cet ouvrage fait l'étude des procédés psychologiques qui interviennent dans la composition du texte coranique et forment l'assise de la certitude du croyant. La composition même du texte coranique joue un rôle essentiel dans l'islam. Le choix d'une certaine organisation des versets va de paire avec une volonté de faire dire à ces versets plus qu'ils ne disent isolément. On étudie successivement les répercussions mentales des effets d'accélération (harcèlement et auto-exaspération du locuteur), des effets structurels (répétition à l'identique ou avec amplification), des procédés subliminaux thèmes instillés subrepticement et des projections d'une preuve d'un thème sur un autre. Ces procédés d'action psychologique sont surtout mis en oeuvre pour soutenir l'image du prophète qui constitue la seconde moitié de la profession de foi.
http://www.mollat.com/livres/dominique-urvoy-action-psychologique-dans-coran-9782204083683.aspx
Résumé
Dans le Coran, le choix d'une certaine organisation des versets va de pair avec une volonté de faire dire à ces versets plus qu'ils ne disent isolément. Etudie les répercussions mentales des effets d'accélération, des effets structurels, des procédés subliminaux et des projections d'une preuve d'un thème sur un autre, l'ensemble visant le plus souvent à soutenir l'image du Prophète.
Quatrième de couverture
Islam
Un trait caractéristique de l'islam est la certitude du croyant, trait psychologique qui s'est imposé comme valeur suprême, jusqu'aux penseurs les plus rationalistes. Le Coran, fondement de la foi musulmane, intervient-il de façon particulière dans la formation de cette certitude ? À la seule lecture, verset par verset - comme le font la plupart des croyants -, de la version imposée par le pouvoir, et par suite communément admise, on peut constater que l'exposé procède par inférence sur la base de présupposés non explicités, et que l'argumentation joue souvent sur des mécanismes de psychologie sociale.
Mais l'histoire du texte montre qu'il y a eu des variations dans sa composition, ce qui témoigne de visées pédagogiques spécifiques. En effet, les traits indiqués ci-dessus sont considérablement amplifiés dans la perception globale du texte, qui est celle des « mainteneurs de la foi ». Ce livre montre que le choix d'une certaine organisation des versets va de pair avec une volonté de faire dire à ces versets plus qu'ils ne disent isolément. S'y unissent donc les deux problématiques de l'analyse littéraire globale et de l'étude des mécanismes mentaux formateurs de la certitude psychologique du croyant. On étudie successivement les répercussions mentales des effets d'accélération (harcèlement et auto-exaspération du locuteur), des effets structurels (répétition à l'identique ou avec amplification), des procédés subliminaux (thèmes instillés subrepticement) et des projections d'une preuve d'un thème sur un autre. La plupart du temps, ces procédés d'action psychologique sont mis en oeuvre pour soutenir l'image du prophète qui constitue la seconde moitié de la Profession de foi.
Livre : "Soufi ou mufti ?" par A-M. Delcambre

http://www.libertyvox.com/article.php?id=280
Présentation par André Dufour du livre :
Soufi ou mufti ? **
** Soufi ou Mufti. Anne-Marie Delcambre. Desclée de Brouwer éditeur
Présentation par André Dufour du livre :
Soufi ou mufti ? **
** Soufi ou Mufti. Anne-Marie Delcambre. Desclée de Brouwer éditeur
Pour connaître la réponse à cette question qui porte sur l’avenir de l’Islam et qui oppose le croyant attaché à la spiritualité (le Soufi) au juriste et politique (le mufti), le plus simple est de lire le dernier livre d’Anne-Marie Delcambre et sa préface élogieuse de Daniel Pipes. C’est un ouvrage à la fois d’érudition et de vulgarisation, véritable encyclopédie de poche et guide indispensable à celui ou celle qui, sans préparation préalable, s’aventurerait dans la lecture du Coran ou simplement des apologistes de l’islam et, bien entendu pour celui qui essaie de comprendre ce qu’est l’islamisme dans la mesure où celui-ci se distinguerait de l’islam tout court, ce qui n’est pas évident, tant la ligne de partage entre ces deux concepts semble ténue.
Les thèmes sont classés dans l’ordre alphabétique. On peut donc, selon le cas, le lire dans l’ordre ou en consulter un sujet ; à la lettre A, par exemple, on trouve 1. Abrogation, 2. Adultère, 3. Apostasie. A la lettre B nous avons 4. Blasphème, 5. Boissons alcoolisées, et ainsi de suite.
Compte tenu de la richesse du livre, qui rend impossible l’analyse exhaustive dans le cadre limité du présent bloc-notes, limitons nous ici à A.1 «Abrogation». Que signifie cette notion dans la pensée musulmane ?
Il n’est pas toujours aisé pour un non-initié de se rendre compte que les surates du Coran ne sont pas présentées dans l’ordre chronologique de leur «révélation» mais… dans un ordre décroissant de leur taille, le premier et le plus long qui suit «l’Ouverture» étant la «surâtu-l-baqara» (sourate La Vache) avec ses 286 longs versets, tandis que sont reléguées en queue du peloton, et quelque peu dans le désordre, les sourates de moins de 10 versets, certaines n’en comptant que trois. Et pour corser le tout, le lecteur apprendra qu’il doit chercher à quelle époque Allah, par le truchement de l’ange Gabriel, a soufflé les versets dans l’oreille de son prophète élu: avant l’hégire, c'est-à-dire au début de la carrière de Mahomet à la Mecque, ou après l’hégire, c'est-à-dire à partir de Médine.
Or, à La Mecque, Mahomet, en position de faiblesse et cherchant encore sa voie face au culte local des trois divinités féminines, emploie un langage beaucoup plus bienveillant, plus pacifique, plus tolérant envers les religions, venues de l’extérieur, implantées en Arabie (judaïsme, christianisme, zoroastrisme) qui lui servent de modèles, que durant sa phase médinoise.
Par exemple, on trouve dans le Coran cette sourate «Dis !: Ô vous les infidèles. Je n’adore pas ce que vous adorez. Et vous n’êtes pas adorateurs de ce que j’adore. Je ne suis pas adorateur de ce que vous adorez. Et vous n’êtes pas adorateurs de ce que j’adore. À vous votre religion, et à moi ma religion». Quel bel exemple de la célèbre tolérance religieuse qui, selon ses thuriféraires, caractérise la doctrine mahométane ! Bien plus tolérante que le Christianisme à la même époque.
D’autant plus que placée presque à la fin du Coran, cette sourate 109, dite «Les infidèles», pourrait passer pour le couronnement du Coran, cet édifice spirituel dicté par Allah soi même. De même ce verset 62 de la sourate La Vache "Ceux qui ont cru, ceux qui se sont judaïsés, les Nazaréens (nom que les juifs donnaient aux Chrétiens) et Sabéens, quiconque d’entre eux qui a cru en Allah, au Jour dernier et accompli de bonnes œuvres, sera récompensé par son Seigneur"… (on sent ici l’influence de la pensée juive consignée dans le Talmud : «Les Justes de toutes les nations auront accès au Monde à vénir»).
L’ennui, c’est que ces sourates datent de la période mecquoise, donc d’avant l’hégire, à une époque ou Mahomet et sa poignée de disciples sont en position de faiblesse, alors que par la suite, durant la période médinoise qui voit les forces et les richesses de Mahomet croître, le ton des autres sourates se durcit pour en arriver à l’appel à l’asservissement, à l’abaissement, à l’humiliation et au meurtre des Juifs, des Chrétiens, des Zoroastriens et autres infidèles.
Alors, dira-t-on, le Coran se prêterait donc à différentes lectures de sorte que sans qu’il ne soit nécessaire de le reformer, il suffit de faire son choix entre les différents versets ; donc l’islam peut, sans se réformer, se révéler une religion d’amour, de tolérance et de paix pour peu que les musulmans éclairés relèguent aux oubliettes les versets politiquement incorrects de nos jours. C’est oublier que l’islam est verrouillé et qu’aucun choix n’est laissé au Musulman pour s’écarter d’un iota de la tradition sans tomber dans le crime d’apostasie, ne serait-ce que par le principe de l’Abrogation instauré par les «savants» mahométans, à savoir que, lorsque deux versets se contredisent, le verset «révélé» en dernier abroge le ou les versets qui l’ont précédé et ont force de loi pour l’éternité.
Il semblerait dès lors que l’éternité de la Parole d’Allah soit de bien courte durée même si, comme le veut la tradition, le verset le plus récent est plus parfait que celui qu’il remplace. Ce sont en tout cas les versets les plus durs, les moins tolérants, les plus violents de la période médinoise qui semblent avoir «abrogé» les plus conciliants, les plus tolérants, les plus pacifiques d’avant l’hégire, c’est du moins ce que m’affirment mes amies et amis issus de l’Islam et qui aspirent à un islam réformé, qu’ils estimeraient possible si, comme ils le disent, les penseurs musulmans partisans d’un tel aggiornamento se montraient moins timorés et si nos autorités ne se rangeaient pas du côté des conservateurs et des fondamentalistes fédérés au sein du CFCM et courtisaient moins cet islam rétrograde et insoluble dans la République.
«Vaste programme» comme disait le générale De Gaulle. Je crains pour mes amies et amis (et pour nous mêmes) que cette génération ne verra pas pointer un tel avènement.Anne-Marie Delcambre se réfère beaucoup à Daniel Pipes qui a préfacé son livre.
Leur vision de l’Islam est convergente ; ce qui les différencie semble-t-il, c’est le degré de pessimisme (il est en effet difficile, en matière d’islam, de parler d’optimisme) qui transparaît je crois dans le sous titre : «Quel avenir pour l’islam ?».
Le plus grave reproche que d’aucuns font à Anne-Marie Delcambre c’est de ne pas appartenir à la cohorte de professeurs formatés de gauche, ce qui la rend suspecte d’islamophobie, mais plus crédible que les hagiographes prétendus islamologues ou historiens.
Encore que le fait d’éprouver peu d’attirance pour une religion ou une autre puisse être considéré comme une forme de racisme, l’islam n’est pas la seule religion qui véhicule l’intolérance et qui porte un lourd passé de crimes. Le supplice et l’abominable mise à mort du tout jeune Chevalier de la Barre par le clergé catholique sous le règne Louis XV ne plaide pas en faveur du catholicisme.
Mais ce genre d’abomination n’étant pas inscrit dans le Nouveau Testament, l’Eglise a pu se libérer sans se renier, bien au contraire, de ces pratiques barbares, la séparation entre le temporel et le spirituel, entre l’Eglise et l’Etat, ayant parachevé l’intégration de l’Eglise dans le cadre des lois de la République. Au point qu’on imagine mal l’Eglise catholique d’aujourd’hui torturer et mettre à mort un individu pour propos ou écrits qu’elle jugerait blasphématoires.
Or, c’est ce que l’islamisme fait encore en ce moment même et entend imposer ce retour aux pratiques barbares, cet abaissement de la femme, cet étouffement de la pensée libre à tous les Musulmans qui tentent d’adapter leur foi aux mentalités des temps modernes. Si combattre cette barbarie, cette idéologie dangereuses, est qualifié d’islamophobie, soyons islamophobes comme le sont de nombreuses musulmanes et de nombreux musulmans.
Je ne crois pas trahir l’auteur en disant qu’elle met son érudition et son talent au service de la liberté, de l’égalité et de la fraternité pour toutes les musulmanes, pour tous les musulmans. À lire sans retenue, à relire et à conserver précieusement pour le consulter et s’y référer.
AUTRE COMPTE RENDU DE LECTURE :
Anne-Marie Delcambre, Soufi ou mufti ? Quel avenir pour l’islam ? Paris, 2007, Desclée de Brouwer
Anne-Marie Delcambre est arabisante et spécialiste du droit musulman. Elle connaît la langue arabe classique et tous les textes fondateurs de l’islam : le Coran, les hadiths, les recueils de lois, les décisions des quatre écoles juridiques, qui ont été prêchés ou écrits entre 611, au tout début de la prédication, et la fin du VIIIe siècle, quand tout a été terminé, que le licite (ou hallal) a été distingué de l’illicite (ou haram) et que la charia, la voie à suivre et la loi à appliquer en toute occasion dans les pays islamiques et dans ceux qui sont en passe de le devenir, a été pour toujours tracée.
Elle connaît aussi bien ces textes et traditions que les muftis et autres imams, et mieux que tous les intellectuels laïques, dits musulmans ou d’origine musulmane, qui se répandent dans les media. Elle a pour principales qualités le souci de la vérité, la volonté ne rien cacher et de ne rien dissimuler, l’ambition de tout dire de ce qui est établi, attesté, avéré. Rien ne lui est plus étranger que la tartufferie. C’est ce qui fait la force de ses livres.
Son dernier livre Soufi ou mufti ? a pour point de départ (cf. Introduction, p 17 à 22) les débats qu’elle a avec Daniel Pipes, ce spécialiste américain du monde arabe et bon connaisseur de l’islam qui préface d’ailleurs son livre, au sujet de la nature de l’islam ou du sens des textes, que ce sens soit littéral ou qu’il soit « figuré » ou symbolique. Les termes de ce débat sont résumés par les deux mots du titre : soufi et mufti, lesquels recouvrent une grande question : l’islam est-il une religion (soufi) ou un droit (mufti) ? Une mystique présentée comme libre et parfois comme libertaire, ou bien un code de normes contraignantes, établies il y a quatorze siècles et qui s’appliquent à la vie des hommes, du berceau au tombeau, qu’elle soit privée ou publique, aux mœurs et à l’organisation politique, aux « arts » et à la physiologie du corps, aux rites de purification, à l’accouplement, à la vie intellectuelle ?
Daniel Pipes penche pour le premier terme de l’alternative (soufi) ; Anne Marie Delcambre pour le second (mufti). De fait, elle examine, sous la forme d’un dictionnaire (articles abrogation, adultère, apostasie, blasphème, boissons alcoolisées, charia, communauté, dialogue avec l’islam, enseignement coranique, Eurabia, fatwa, frères musulmans, gens du Livre, hérésies, homosexualité, Iran, islam de France, islam des Lumières, islamisme, islamophobie, Israël, jihad, langue arabe, martyr, monothéisme, musique, mysticisme musulman, orientalisme, paradis, philosophie arabe, prophète de l’islam, purification, sourates du Coran, voile) les grandes questions que pose l’islam.
L’article 1 abrogation est sans doute le plus important. L’abrogation est la règle qui permet d’interpréter le Coran. La voici résumée : quand deux versets se contredisent sur un point, ce qui se produit souvent, la prédication de Mahomet s’étalant sur vingt ans environ, de 611 à 632, c’est le dernier verset « révélé » qui fait autorité et qui abroge tous les versets antérieurs.
Aussi pour lire le Coran et en comprendre le sens, il faut le lire, non pas dans l’ordre dans lequel il est présenté (des sourates, ou ensembles de versets, les plus longues aux sourates les plus courtes), mais dans l’ordre chronologique dans lequel les versets ont été prêchés. La chronologie, l’histoire réelle, la succession des faits font apparaître une rupture fondatrice : l’hégire, c’est-à-dire le début officiel de l’islam et du comput islamique. C’est en 622 que Mahomet a fui La Mecque, où il ne comptait que peu de disciples, pour se réfugier à Médine, où il a levé des armées et d’où il a imposé par le sabre sa loi aux Arabes. Les sourates de La Mecque (de 611 à 622) sont gentillettes, les sourates de Médine ne le sont pas ; elle sont guerrières, violentes, agressives.
Chaque question, une fois exposée et illustrée par de nombreuses citations, est pensée et éclairée à la lumière de l’alternative soufi ou mufti, et aussi tranchée, mais jamais de façon arbitraire, sans hostilité, ni partialité. Anne-Marie Delcambre fait parler les textes, les traditions, les lois, le droit, les fatwas, etc. lesquels sont éloquents.
De fait, son ouvrage est un manuel qui se lit en lecture continue et qui peut être consulté, comme le sont les dictionnaires. Ainsi, peu à peu, d’un livre à l’autre, elle constitue une encyclopédie de l’orthodoxie islamique qu’elle destine aux citoyens, vigilants ou éclairés, qui sont désireux de comprendre le monde et qui ne prennent pas des vessies pour des lanternes ou qui ne croient pas que l’on puisse « changer la vie », le monde, la société ou quoi que ce soit d’autre, à grands renforts de formules magiques ou autres, de mensonges, de vérités tronquées, de dissimulations.
Antifaf donc anti-islam : définition de Paxton
Robert O. Paxton
Le fascisme en action
Paxton donne une liste d'éléments des idées fascistes, dont la ressemblance pour la plupart avec les idées islamiques passées et actuelles est frappante :
– un sentiment de crise d'une telle ampleur qu'aucune solution traditionnelle ne pourrait en venir à bout ;
–la primauté du groupe, envers lequel les devoirs de chacun sont supérieurs à tous les droits, individuels ou universels, et subordination à lui de l'individu;
— la croyance que le groupe d'appartenance est une victime sentiment qui justifie n'importe quelle action, sans limitation-légales ou morales, menée contre les ennemis, internes ou externes
- la peur du déclin du groupe sous les effets corrosifs du libéralisme individualiste, des conflits de classe et des influences étrangères ;
- le besoin d'une intégration plus étroite, d'une communauté plus pure, par consentement si possible, ou par la violence exclusiviste, si nécessaire ;
- le besoin d'une autorité exercée par des chefs naturels (toujours de sexe masculin), culminant dans un super-chef national, seul capable d'incarner la destinée historique du groupe ;
- la supériorité des instincts du chef sur la raison abstraite et universelle
- la beauté de la violence et l'efficacité de la volonté, quand elles sont consacrées à la réussite du groupe ;
— le droit du peuple élu de dominer les autres sans contraintes de la part d'une loi divine ou humaine, la loi étant décidée sur le seul critère des réussites du groupe dans un combat darwinien.
Le fascisme en action
Paxton donne une liste d'éléments des idées fascistes, dont la ressemblance pour la plupart avec les idées islamiques passées et actuelles est frappante :
– un sentiment de crise d'une telle ampleur qu'aucune solution traditionnelle ne pourrait en venir à bout ;
–la primauté du groupe, envers lequel les devoirs de chacun sont supérieurs à tous les droits, individuels ou universels, et subordination à lui de l'individu;
— la croyance que le groupe d'appartenance est une victime sentiment qui justifie n'importe quelle action, sans limitation-légales ou morales, menée contre les ennemis, internes ou externes
- la peur du déclin du groupe sous les effets corrosifs du libéralisme individualiste, des conflits de classe et des influences étrangères ;
- le besoin d'une intégration plus étroite, d'une communauté plus pure, par consentement si possible, ou par la violence exclusiviste, si nécessaire ;
- le besoin d'une autorité exercée par des chefs naturels (toujours de sexe masculin), culminant dans un super-chef national, seul capable d'incarner la destinée historique du groupe ;
- la supériorité des instincts du chef sur la raison abstraite et universelle
- la beauté de la violence et l'efficacité de la volonté, quand elles sont consacrées à la réussite du groupe ;
— le droit du peuple élu de dominer les autres sans contraintes de la part d'une loi divine ou humaine, la loi étant décidée sur le seul critère des réussites du groupe dans un combat darwinien.
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