Fitna, le miroir tendu à l’islam.
Fitna m’a d’abord fait intérieurement pleurer à la vue des horreurs rappelées, mais une fois le film fini, m’a fait beaucoup rire, car j’ai pensé à l’embarrras insoluble dans lequel il plaçait les défenseurs de l’islam : que peuvent ils donner comme critiquable dans ce film : rien, puisque « Fitna » ne fait que montrer des textes et propos et actes de musulmans. Que peuvent donc désigner comme abominable dans le film les pourfendeurs de Geerts Wilders : les textes sacrés , les prêches et les actes de musulmans eux-mêmes montrés dans ce film ?!
Fitna ne contient que des citations de textes coraniques, des archives de prêches musulmans et d’actes commis par des musulmans au nom de l’histoire : autrement dit Fitna tend un miroir à l’islam, et place ses défenseurs devant leurs responsabilités. Fitna ne contient aucun commentaire, car en effet, devant ces textes et archives, il n’est besoin d’aucun commentaire, en tout cas pour expliquer le problème posé, ce qu’un film de 17 minutes ne peut que se limiter à faire : le problème posé apparait évident.
Un BHL explique cette semaine que ce film est « nul » parce que « Un bon film sur l'islam serait un film qui, à l'inverse, ferait le tri, au sens propre la critique, entre ce qui, à l'intérieur du texte ou des pratiques qui se sont instituées d'après lui, est, en effet, source de violence et ce qui, au contraire, va dans le sens de la paix et de l'élévation des âmes-le type de travail, ni plus ni moins, dont se sont acquittés, dans le passé, avec leur propre texte saint, les juifs et les chrétiens. Islam modéré contre islam radical ? Islam des Lumières contre cette caricature d'islam qu'est l'islam intégriste ? C'est cela ».
Mais si ce « bon film » était faisable le monsieur le « philosophe », alors faites le : démontrez nous ce qui dans le coran, les hadith, la sunna et le fiqh est source de paix et d’élévation des âmes et contredit les textes et propos montrés dans le film de Wilders. Ne vous contentez pas de dire « il faut le faire », de laisser entendre implicitement « je peux le faire » : mais faites le donc monsieur le donneur de leçon, ignorant de l’islam. A ce jour, tous ceux qui l’ont fait, même ceux qui étaient des musulmans sincères, n’ont pu le faire qu’en (se) mentant par omission de pans entiers des textes sacrés musulmans. Si vous savez leur « découvrir » un « islam modéré » : mais allez y … On n’attend que votre ouvrage. « Il peut le dire ! »
