Discrimination au travail et islam

Que dit le Coran sur… ? (5)

La communauté musulmane Selon le Coran, les musulmans forment une communauté (en arabe, oumma) supérieure à tout le reste de l’humanité : « Vous [musulmans] êtes la meilleure communauté qu’on ait fait surgir pour les Hommes : vous ordonnez le Convenable, interdisez le Blâmable et croyez en Allah. » Le Coran sourate 3, v.106/110 (trad. R. BLACHERE).

« Cette communauté [musulmane] qui est la vôtre est une communauté unique. » Le Coran, sourate 21, v.92 (trad. D. MASSON).

« Allah n’accordera aux Infidèles [non-musulmans] nul moyen de l’emporter sur les Croyants [musulmans]. » Le Coran, sourate 4, v.140/141 (trad. R. BLACHERE).

Heureusement que l’islam n’est pas une race, sinon ces propos seraient ouvertement et scandaleusement racistes puisque ces versets coraniques considèrent tous les non-musulmans comme des êtres inférieurs.
À ce sujet, Mahomet, le prophète fondateur de l’islam, a déclaré : « L’Islam domine et ne saurait être dominé. » EL-BOKHARI (23, 80), cité par A. FATTAL, Le Statut légal des non-musulmans en pays d’Islam, Beyrouth, Dar al-Machreq, 1995, p.144.

Conformément à ces principes discriminatoires, un non-musulman n’a jamais été l’égal d’un musulman et cela depuis Mahomet et sa fameuse charte de Médine qu’on présente abusivement comme la première Constitution de l’histoire.

À l’article 14 de cette charte, il est dit qu’un musulman ne sera ni condamné ni mis à mort s’il tue un non-musulman et qu’il est interdit à tout musulman de venir en aide ou de favoriser un non-musulman de préférence à un musulman.

Aujourd’hui, ces principes sont toujours d’application dans le monde musulman.

En Arabie Saoudite, des muftis (juristes musulmans) délivrent des fatwas (avis juridiques) allant dans ce sens.

Exemple : une série de trois fatwas émises en 1993 à la question, posée par quelques employés musulmans, de savoir s’ils peuvent accepter l’autorité d’un non-musulman :

« Question (de quelques employés d’une société) :
“Nous sommes des Musulmans employés dans une société appartenant à un Musulman. Le propriétaire toutefois a nommé un directeur chrétien qui nous commande et nous souffrons du comportement de ce directeur chrétien qui cherche à nous faire passer devant le propriétaire de la société comme improductifs, nous causant ainsi des problèmes. Est-il permis (en Islam) à ce Musulman, le propriétaire de la société, de conférer à un Chrétien une autorité sur nous ?”

Réponse :
1) Cheikh Mannaa K. Al Qubtan, professeur des hautes études à l’Ecole de Chari’a [loi islamique], Riyadh, déclare ce qui suit :
“L’autorité d’un non-Musulman sur un Musulman n’est pas permise selon la parole d’Allah : “Dieu ne donnera pas aux infidèles [non-musulmans] l’avantage sur les croyants [musulmans]” (Coran, IV, 141). Dieu le Tout-Puissant a conféré aux Musulmans le plus haut rang et l’autorité sur tous les hommes leur donnant force et puissance : “Force et puissance appartiennent à Dieu, à son prophète [Mahomet] et aux croyants [musulmans]” (Coran, LXIII, 8 ). L’autorité d’un non-Musulman est par conséquent en contradiction avec le texte de ces deux saints versets ; car le Musulman qui devra obéir à quiconque le commandera, deviendra ainsi son inférieur. Une telle situation est inacceptable pour un Musulman.”
2) Dr Saleh al-Sadlan, professeur de la chari’a, à l’Ecole de Chari’a, Riyadh, fournit la règle suivante :
“Dieu tout-puissant proclame : “Dieu ne donnera pas aux infidèles [non-musulmans] l’avantage sur les croyants [musulmans]” (Coran, IV, 141). Que ce soit dans le secteur privé ou public, un infidèle ne peut, dans la mesure du possible, être supérieur à un Musulman parce qu’une telle situation impliquerait l’humiliation du Musulman et l’exaltation de l’infidèle. Un infidèle pourrait profiter de sa position pour rabaisser et dominer les Musulmans travaillant sous son autorité. Le conseil que nous donnons au propriétaire de l’entreprise est de craindre Dieu tout-puissant et de ne donner qu’aux Musulmans l’autorité sur les Musulmans. Le commandement islamique enseigne qu’un infidèle ne doit pas être engagé si le Musulman peut employer un Musulman à sa place. Notre conseil à ce propriétaire d’entreprise est de remplacer ce directeur infidèle par un Musulman.”
3) Sous le titre : « Crains Dieu et éloigne-toi de l’interdit », Dr Fahd al-Oseimi, professeur d’études islamiques à Riyadh, conseille :
“Cet employeur musulman qui a placé un Chrétien au-dessus de Musulmans aurait dû chercher un employé musulman meilleur que le chrétien, son égal ou disposé à apprendre. Il n’est pas permis d’appointer ce Chrétien au-dessus des Musulmans, pour toutes les raisons avancées : “Dieu ne donnera pas aux infidèles l’avantage sur les croyants” (Coran, IV, 141). Il est bien connu qu’une telle autorité chrétienne forcerait les Musulmans à flatter cet infidèle, et nous connaissons tous l’histoire de Omar [compagnon puis, de 634 à 644, deuxième calife du Prophète Mahomet] qui en apprenant la nomination d’un fonctionnaire chrétien observa : “Les femmes [musulmanes] sont-elles devenues stériles, donnant seulement naissance à cet homme [chrétien] ?” Par conséquent les Musulmans devraient craindre Dieu dans la manière dont ils traitent leurs frères musulmans. Ils devraient leur procurer une formation utile pour le court et le long terme. C’est un principe : le Musulman est honnête, alors que le non-Musulman est malhonnête et ne craint pas Dieu. […] Le propriétaire ne devrait pas avoir une totale confiance dans le Chrétien quand il s’agit de s’occuper des affaires des Musulmans et devrait le démettre de son travail, aussitôt qu’il peut le remplacer par un Musulman”. » Al-Muslimoon (hebdo en arabe), vol. 8, n° 418, Riyadh, 5 fév. 1993, cité par BAT YE’OR, Juifs et Chrétiens sous l’Islam, Paris, Berg International, 2005, p.367-368.

Ces avis juridiques rendus par des spécialistes musulmans de la loi islamique (la charia) favorisent donc de façon inadmissible la discrimination à l’embauche et la ségrégation contre les chrétiens et tous les non-musulmans en général.

Père Samuel Prêtre catholique
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